1. Une histoire brassicole belge et familiale

La première saveur houblonnée à l’origine de cette belle histoire familiale remonte à 1829, lorsque Édouard Caulier, cultivateur et artisan-brasseur, démarra son activité brassicole à Neufvilles (Hainaut). Le succès grandissant, une nouvelle brasserie vit le jour en 1852 à Mons.
Sous l’impulsion de son fils Edmond, bourgmestre de Neufvilles et sénateur, l’activité entrepreneuriale familiale connut un essor considérable dont le succès dépassa largement les frontières hennuyères, notamment grâce à la construction d’une brasserie à Bruxelles en 1869.
Les brassins se succédèrent au cours des décennies, avec de nombreux succès tels que la Gauloise, la Vieille Brune, la Saison Caulier et l’emblématique Perle 28 Caulier.

Aujourd’hui encore, forte de sa réputation internationale, l’activité du groupe reste intimement liée au maintien de ses racines belges. L’entreprise vise à perpétuer le goût et la tradition, le savoir-faire et la qualité, mais également un esprit d’innovation.

2. Un ancrage africain

Michel Relecom, sixième génération de brasseurs de la famille Caulier, fit le pari de développer et de rassembler sous une même enseigne différentes brasseries situées au Congo (brasseries de Stanleyville, de Luluabourg, de Léopoldville et de Paulis), en s’entourant de personnalités reconnues du monde brassicole.

C’est ainsi qu’en 1960, il créa le groupe UNIBRA, donnant un nouveau souffle à l’histoire brassicole familiale sur un nouveau continent : l’Afrique.

En 1964, en collaboration avec d’importants groupes brassicoles – Allied Breweries Ltd. (Angleterre), John Labatt Ltd. (Canada), Pripp Bryggerierna A.B. (Suède) – UNIBRA décida de créer Skol International afin de développer et de distribuer la marque Skol à travers le monde.

Au Congo, UNIBRA connut, grâce à sa marque SKOL, la croissance industrielle et le succès commercial qui lui valurent, à plusieurs reprises, de devenir leader sur un marché très concurrentiel. Unibra eut également à faire face à des périodes d’instabilité politique (1960-1964), à la « zaïrianisation » (1973), à la « radicalisation » (1974), à la « rétrocession » (1975) et aux pillages (1991-1993).

À la suite du décès inopiné de Michel Relecom en 1994, son épouse, Maïté Relecom, consciente des réalités locales et des perspectives d’avenir dans lesquelles UNIBRA souhaitait s’inscrire, prit les rênes de la société pour les transmettre en 2010 à son fils Thibault, actuel CEO d’UNIBRA. Aujourd’hui, la vision d’Unibra en Afrique s’articule autour du développement de la marque, avec une volonté claire de pérenniser et de développer l’activité brassicole.

3. La culture de la diversification et du savoir-faire

À travers plus d’un siècle et demi d’histoire, la famille a sans cesse cherché à se renouveler, en concevant de nouvelles gammes de produits et en investissant dans divers projets industriels. Cette culture d’entreprise, son expérience et les multiples changements auxquels elle a dû faire face tout au long de son histoire lui ont permis d’inscrire le groupe dans la durée.

La famille s’est efforcée d’impliquer les populations locales et de développer les meilleures collaborations, tant au niveau de la force de production que de la qualité du produit.

À ce jour, le groupe UNIBRA produit une large gamme de bières, qu’il brasse et distribue sur une grande partie du continent africain. La Skol est aujourd’hui brassée en République démocratique du Congo, au Rwanda, en Guinée-Conakry, à Madagascar et très prochainement en Éthiopie, en synergie avec des partenaires locaux.

Le savoir-faire d’UNIBRA ne s’arrête pourtant pas à la production et à la distribution de bière.

Dès l’origine, UNIBRA a veillé à diversifier ses activités et à se profiler comme une société holding contrôlant des activités industrielles, mais aussi immobilières et financières.

Ainsi, UNIBRA a développé plusieurs projets immobiliers, notamment en Espagne dans les années 1960. À la fin des années 1970, UNIBRA a entamé un programme d’investissements immobiliers aux États-Unis, sous forme de prises de participation dans des partenariats investissant aussi bien dans les surfaces de bureaux que dans des espaces commerciaux.

Durant les années 1980-1990, Unibra a constitué une société d’ingénierie brassicole (Unibra Engineering), qui a exécuté des missions d’évaluation, de réhabilitation, de construction et de gestion pour le compte de brasseurs indépendants à travers le continent africain (Madagascar, Cameroun, Nigeria…).

En 2000, Unibra est devenue un actionnaire de référence de la seconde plus grande société d’édition, Média-Participations. Elle a cédé sa participation en 2016.

Depuis 2007, l’activité immobilière en Belgique s’est largement étoffée par diverses acquisitions lui permettant de développer son portefeuille.

En 2015, Unibra a acquis une participation dans le groupe Martens, second plus grand brasseur belge en termes de volume produit et acteur de taille en plein développement dans l’industrie brassicole des marques blanches (private label).

Cet investissement traduit la volonté d’Unibra de se façonner une niche dans un secteur industriel en forte progression et de diversifier ses activités brassicoles sur le plan géographique.

Ces différentes participations ont permis une saine diversification des activités, de manière à assurer la pérennité du groupe au gré des générations.

4. Activité brassicole d’UNIBRA